FORÊT NATIONALE PROTEGEE DE LA TRAMPA

 

Constituée par le décret du 18.02.08

 

 

 

La forêt vierge qui couvre un dixième de la superficie du San Pedro, le long de sa frontière sud-est, a été découverte par Joaquin Corteix en 1689. Pris au piège avec ses hommes dans la touffeur impénétrable et menacé par les attaques répétées des indiens Taumahuac qui maîtrisent le poison-tigre, il baptise aussitôt la région « La Trampa », le « piège » en hispagnol.

 

Dès le début du XVIIIème siècle pourtant, les orpailleurs et braconniers partent à l’assaut de la jungle et l’apprivoisent petit à petit. L’indépendance et les troubles qui lui succèdent mettent cependant un terme à l’aventure, les filons d’or les plus rentables étant aussi les moins accessibles.

 

Les scientifiques retournent à la Trampa à la fin des années 1920, espérant trouver de nouvelles plantes médicinales et découvrir de nouvelles tribus. Le savant pedreno d’origine krasslandaise Elmer von Fudel-Castillo met la main en 1954 sur la feuille de carioca, qui donnera la cariocaïne, une drogue aussi dure que l’acier qui fera la fortune des trafiquants de l’Archipel dans les années 1970. L’influence des cartels de la Trampa sur la longévité de la Guerra Civil n’est plus contestée par aucun historien digne de ce nom aujourd’hui.

 

L’autre curiosité indéniable de la Trampa est le fleuve qui la traverse, le Rio Naranja, emblème du San Pedro à bien des égards et non des moindres. Le Rio Naranja prend sa source au nord de la Trampa, dans un massif boisé plus connu sous le sobriquet de « Valle de los Gran Naranjeros ». Là, des millions d’orangers endémiques, les Orangers Pedrenos (Citrus aurantium pedrosinensis) produisent tout au long de l’année des milliards d’oranges de taille considérable (26 cm de diamètre en moyenne) qui finissent écrasées et dont le jus infiltre le sol calcaire et les nappes phréatiques.

Mélangé à l’eau des précipitations, ce jus donne sa couleur orange vif au Rio Naranja, qui poursuit sa course en direction de la baie de Miramar. Depuis 1843, le jus d’orange naturel du Rio Naranja est mis en bouteille et consommé partout dans le Micromonde.

 

 

Le Rio Naranja se mélange ensuite à ses affluents et perd petit à petit sa coloration spécifique. Le jus d’orange le plus pur est obtenu près de la source.

 

La forêt n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Hélas, elle est l’objet de la cupidité des chercheurs d’or et des cartels qui cultivent la feuille de carioca toujours plus loin vers l’est.

 

En février 2008, le gouvernement constituant du San Pedro décide de protéger officiellement la forêt en créant le territoire de la « Forêt Nationale Protégée de la Trampa » administré depuis Las Santas et Dolorosa. Le directeur de la FNPLT a pour mission de veiller au respect du plan d’occupation des sols et délivre les autorisations de séjour aux expéditions scientifiques qui ont pour terrain d’étude la forêt vierge. Les tribus Taumahuac autochtones semi-nomades sont aussi protégées par le décret qui leur assure des territoires inviolables au cœur de la Trampa. Côté culturel, les temples pré-pédroltèques de la ville sainte de Tiscotlec sont inscrits au patrimoine architectural du San Pedro.

 

 

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